Construction en brique, enduits et badigeons à la chaux
autour de Toulouse

C’est le liant originel. Elle est obtenue par la cuisson du calcaire. Selon la plus ou moins grande pureté de ce dernier, ou avec certains adjuvants, elle est dite calcique ou hydraulique et offre une dureté de mortiers d’assemblage ou d’enduits variant suivant les usages désirés.

Un savoir-faire millénaire pour la construction et la rénovation : la chaux

L’apparition du ciment a fait délaisser la chaux au profit d’un matériau que l’on croyait plus performant. C’est bien évidement le cas du béton armé, utilisé dans différents corps de métiers, mais l’on a ainsi rompu la transmission d’un savoir-faire millénaire. Cependant, au fil du temps, nous redécouvrons les multiples qualités de la chaux, non seulement pour la restauration, les badigeons et les fresques mais aussi parce que nous redécouvrons ses qualités de tenue dans le temps, sa capacité à favoriser la bonne respiration des murs, sa lumière incomparable en enduits et sa parfaite compatibilité avec la terre crue et les briques de terre cuite.

Pierre de galet
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L’utilisation de pierres ou galets en rangs alternés avec brique de terre cuite ou crue

La pierre n’est pas vraiment présente dans l’architecture régionale. Si elle a été utilisée, c’est souvent des grès et des calcaires tendres extraits du sous-sol local pour des éléments de linteaux, d’encadrements de fenêtres ou en chaînes d’angle.

Dans les plaines et les fonds de vallées, des galets roulés de silice sont utilisés en rangs alternés avec de la brique, le plus souvent de terre crue, pour rigidifier et solidifier les murs. À l’approche de la Montagne Noire, il est fait usage de la pierre assemblée en appareillage de tout-venant. Il est amusant de constater que les formes architecturales sont les mêmes que celles produites par la brique avec, par exemple, des piles de granges carrées de 70 cm par 70 cm.

Sur un secteur restreint des collines entre Verfeil et Puylaurens, les piles de certaines granges sont de grosses colonnes en pierres de tout-venant de 80 à 90 cm de diamètre.

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L’utilisation de la terre crue dans la restauration de bâtiments d’exploitation

Pour la création de son habitat et de ses bâtiments d’activité, l’homme a de tous temps utilisé les matériaux de proximité. La terre est le matériau naturel à disposition immédiate et la terre argileuse des régions alluviales du piémont pyrénéen est particulièrement propice à la construction.

Si dans certaines régions les techniques de murs en terre (pisé) ou adobe (mélange de terre et de paille) ont été utilisées en murs banchés (coffrage par planches de bois), l’architecture régionale se particularise avec l’utilisation de blocs moulés en terre notamment pour les constructions de bâtiments agricoles ou de locaux d’usage (granges, écuries, remises…) qui ne nécessitaient pas de matériaux nobles ou chers.

On trouve aussi fréquemment, sans doute par mesure d’économie, des murs intérieurs de maison en terre crue alors que les murs de façade sont en terre cuite plus résistante aux intempéries. À proximité des fermes, on trouve fréquemment une mare qui était à l’origine la carrière d’où provenaient les matériaux de construction de la maison et des bâtiments d’exploitation. Nous vous apportons conseil et accompagnement dans vos projets de réhabilitation.

Terre crue
Terre cuite
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La terre cuite présente dans la construction des plus beaux édifices

Présente sur les plus beaux édifices de notre région, de la cathédrale fortifiée d’Albi aux écluses du Canal du Midi, la brique foraine est emblématique de l’histoire du Midi toulousain.

Pourtant, ses dimensions traditionnelles (42 x 28 x 5 cm, qui est le format romain encore en usage de nos jours) ne sont pas ergonomiques et ne permettent pas à l’ouvrier de bâtir rapidement. En effet, trop lourde et trop imposante, l’ouvrier ne peut tenir la brique d’une main et la truelle de l’autre (les briques contemporaines industrielles, plus ergonomiques, mesurent 15 x 22 x 5 cm).

Cette forme traditionnelle de la brique foraine permet ainsi plusieurs appareillages caractéristiques de l’architecture régionale. L’épaisseur d’un mur avec une simple rangée de briques est de 30 cm ou 40 cm. Deux briques côte à côte permettent de bâtir des murs d’une épaisseur de 60 ou 70 cm.

Les piles des fermes du Lauragais font généralement 70 cm (une longueur plus une largeur de briques). Des bâtiments d’exception comme les murs de la cathédrale d’Albi font plus de deux mètres d’épaisseur.
Avant l’époque industrielle, les fours étaient construits sur le chantier. Au sein même d’une cuisson dans un four, la couleur des briques change selon leurs positions par rapport au feu. Elle peut aller du rose et du vermillon jusqu’au rouge carmin, voire jusqu’au noir.

Cependant, l’assemblage des briques importait peu. En effet, le matériau étant gélif et friable, les murs en briques doivent normalement être enduits.
Au XIXe siècle, Auguste Virebent industrialise la fabrication de briques moulées pour la réalisation de frises qui ornent de nombreux immeubles de la région. La brique peut être taillée pour la réalisation de corniches, de linteaux, d’encadrements de fenêtres ou de chaînes d’angle.

La mode actuelle qui consiste à piquer les enduits pour laisser les briques apparentes est une erreur compte tenu de la fragilité du matériau. Les briques de façades étaient au minimum protégées par un badigeon. Parfois rose ou rouge, ce badigeon rappelait la couleur de la brique.

QUALITÉ

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* Vous pouvez dans certains cas bénéficier d’aides pour votre projet :

  • agence nationale pour l’amélioration de l’habitat
  • aides pour les économies d’énergie
  • crédit d’impôt , défiscalisation avec la participation de la fondation du Patrimoine